2026 sera no bullshit

Cette année, j’ai eu 50 ans. Et entre la bastonnade hormonale et la quête de sens, je ne peux pas vraiment dire que l’année a été sereine.

Pour autant, elle a été riche en questionnements sur ce que je veux, ce que je ne veux plus, ce qui m’attire, ce qui me pèse, avec l’aide de quelques personnes, qui se reconnaîtront, dont le regard externe m’a permis d’y voir plus clair.

Et c’est décidé : 2026 sera no bullshit. Ou ne sera pas.

J’ai passé plus de vingt-cinq ans à travailler sur le web. J’ai vu passer toutes les modes : SEO, SEA, social media, publicité, influence, growth, automation, IA…

Les noms changent.
Les promesses aussi.

Mais le fond, lui, reste étonnamment stable.

On continue de confondre :

  • présence et stratégie,
  • visibilité et valeur,
  • communication et transformation.

Être actif en ligne est devenu une fin en soi. Il faut absolument avoir un site, déployer sa présence sur les réseaux sociaux, créer et publier du contenu, générer de l’engagement et de la visibilité…

Mais derrière, combien d’entreprises tiennent vraiment la route ?

Je vois des freelances avec plusieurs milliers d’abonnés Instagram continuer à gérer leur prise de RDV à l’ancienne et proposer un paiement avec un lien Paypal perso 🫣

Je vois des PME avec des dirigeants et des commerciaux hyperactifs sur Linkedin qui n’ont pas d’outils de suivi des leads, ni de stratégie emailing, ni même de process clair pour suivre et relancer les contacts potentiels de leur base de prospects…

Je vois des belles entreprises confier leur réseaux sociaux à un CM junior, un stagiaire ou un externe, sans avoir jamais défini à qui ils s’adressent, ni comment, et surtout, sans la rattacher à des objectifs business réels (parce que non, un nombre de vues n’est pas une stat pertinente).

Je vois des commerçants payer pour un site ecommerce… mais n’avoir jamais défini de process internes, ni formé ses collaborateurs, ni mis en place les solutions techniques nécessaires pour que les commandes en ligne soient traitées efficacement.

Une ‘stratégie digitale’ ne vit pas sa vie en parallèle, en marge de l’activité de l’entreprise, elle doit s’intégrer à son fonctionnement réel et concourir à son développement.

Sinon, c’est un coût. Pas un investissement.

A titre perso, je l’ai compris depuis longtemps. Mon activité actuelle tourne en 3 demi-journées par semaine sans faire de bruit, de buzz, de vues, parce que j’ai mis en place des leviers moins glamour qu’une chaîne Tiktok, moins hype qu’un bot conversationnel, mais qui transforment vraiment, sans bruit, sans lourdeur, sans paillettes.

Et c’est pas dit qu’en 2026, je ne consacre pas un peu de mon temps libre à aider d’autres entreprises à faire ça : transformer leur activité en ligne en valeur. Aligner leurs stratégies de communication et leur organisation interne pour obtenir des résultats concrets. Générer du cash, pas des vues.

Je ne sais pas encore sous quelle forme ni à quel rythme, mais j’y pense fort en ce moment et si ça se fait, ce sera avec un seul filtre : no bullshit 😜

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