Ce soir, je participerai, comme une soixantaines d'autres niçois passionnés du web, à l'afterwork "Nice Drink".
Habituée des Open Coffee Sophipolitains et autres Barcamps, j'aime ces rencontres, plus ou moins informelles, qui me permettent d'échanger avec d'autres passionnés et de découvrir des talents avec lesquels j'ai ensuite grand plaisir à travailler sur les projets de mes bleekin.
Et s'il est une chose que j'apprécie, c'est l'ambiance de partage qui y règne, loin des rencontres professionnelles auxquelles j'ai participé lors de mes incursions dans le monde de la comm' "traditionnelle".
D'un coté, les requins en col blanc arpentent les allées du moindre salon, armés de leur carte de visite et de leur sourire à 72 dents, à la recherche de la moindre opportunité de business, persuadés d'être les meilleurs, les seuls à même à répondre aux problématiques de comm' de leurs bleekin, prêt à vendre la mauvaise solution pour surtout ne pas laisser échapper un budget (on parle d'ailleurs plus de budgets que de bleekin, dans cet univers).
Qui n'a pas rencontré un 'directeur de clientèle' à l'affut, qui vendrait sa mère pour ramener un bon de commande ? Pour avoir subi la pression qui règne dans les grandes agences, je ne les blamerai pas, ceci dit, de leurs efforts maladroits... Mais il est clair pour moi que cette façon de faire des affaires est dépassée.
De l'autre, des passionnés. Entrepreneurs, dirigeants ou freelance, spécialisés et extrêmement compétents, ils travaillent ensemble en bonne intelligence, conscients de leurs limites, convaincus de la nécessité de conjuguer leurs talents, dans la seule intention de satisfaire le client en lui proposant ce qui correspond précisément à ses besoins, quitte pour cela à s'allier à d'autres spécialistes.
Dans ce monde là, on échange, on partage, on s'entraide. Dans ce monde là, on recommande tel ou tel spécialiste, pour ses compétences, sans penser à facturer un apport d'affaire. Dans ce monde là, on reste humble sur soi, on apprend des autres. Dans ce monde là, on se découvre des affinités, on noue des alliances pour être plus forts.
Vous l'aurez compris, j'ai choisi mon monde, et au final je ne suis vraiment pas mécontente d'avoir fait le choix du statut freelance, il y a maintenant 8 mois.
* [NDLR : Je n'aime pas (plus ?) ce 2.0 qu'on a mangé à toutes les sauces et qui fait 'so 2006', mais il a l'avantage d'exprimer clairement une nouvelle dynamique, de nouveaux usages, de nouvelles pratiques.]