Je travaille dans le "digital" depuis 1997. Avant Google, avant les réseaux sociaux, avant même que le terme "digital" existe. À l'époque où on parlait de NTIC.
Startups de la bulle internet, premières web agencies, fournisseurs d'accès... J'ai fait mes armes à une époque où il fallait expliquer à son banquier ce qu'était un site web. La bulle a explosé. Je suis restée.
J'ai repris mes études en stratégie et management, j'ai bossé en agence web, j'ai vendu du SEO, SEA, ads, buzz, blog... à des clients qui n'en avaient pas forcément besoin.
En 2009, je fonde Bleek.in avec une conviction simple : les entreprises n'ont pas besoin qu'on leur vende le dernier levier à la mode. Elles ont besoin qu'on leur dise la vérité sur ce qui va, ce qui ne va pas, et ce qui leur manque vraiment. Pas d'agenda caché, pas de marge sur des prestataires.
Je facture mon jus de cerveau, rien d'autre. Quand j'interviens en maîtrise d'œuvre, mes partenaires facturent directement le client. Mon indépendance, c'est ce qui rend mon diagnostic fiable. PME, institutionnels, organismes de formation, grands comptes — peu importe le budget, toujours la même approche : pragmatique, efficiente, durable.
En parallèle, j'enseigne la stratégie et le marketing digital à l'IAE de Nice et à l'International University of Monaco pendant plus de dix ans. J'écris pour Frenchweb, j'interviens sur Radio Monaco, je traîne dans tous les événements de l'écosystème tech azuréen, j'en co-organise plusieurs — parce que le sujet m'intéresse vraiment.
Fin 2013, Gandi me propose la direction de la communication. Cinq ans à piloter stratégie de contenu, relations presse, gestion de crise, communication interne, événementiel — à l'échelle d'un acteur international du numérique.
Fin 2018, j'arrête tout. Pas un burnout, une prise de conscience. J'en ai assez de courir sans savoir après quoi. Je veux travailler moins, vivre plus, profiter de mes proches, voyager. Je me reconvertis dans la nutrition, parce que c'est cohérent avec mon histoire personnelle, je pars en camping-car en famille, je me lance dans la rénovation d'une grange en Corrèze. Slowpreneuriat assumé, minimalisme revendiqué.
Sauf que geek un jour, geek toujours. J'ai construit mon activité nutrition de A à Z, comme une entreprise, pas comme un hobby. Conception de produits, stack technique, tunnel de vente, automatisation, CRM, acquisition organique. Quatre livres publiés. Au final, une activité qui tourne aujourd'hui quasi seule, parce que les fondations sont solides.
Depuis 2024, je reprends des missions de conseil.
Le contexte a changé. Et pas qu'un peu. L'IA génère du contenu correct en vingt minutes. N'importe qui peut avoir l'air d'un expert. Du coup, vos clients ne savent plus qui croire, et les algorithmes non plus.
Les entreprises empilent les canaux, les contenus, les leviers, sans avoir jamais identifié ce qui les rend uniques, sans avoir jamais posé les fondations. Une présence numérique qui ressemble à un chantier habité plutôt qu'à une maison construite.
C'est ce que je fais aujourd'hui. Poser ces fondations pour construire une légitimité qui dure, celle qui se valide sur la durée, par la cohérence et la profondeur, pas par le volume. Celle que l'IA ne peut pas inventer parce qu'elle vient du vécu, des erreurs, des arbitrages réels.
Je diagnostique ce qui manque, je structure ce qui existe, je déploie ce qui tient, je transmets ce qui dure.
On en parle ? → sophie@bleek.in