Toujours geek inside

Nous sommes posĂ©s en CorrĂšze depuis 10 jours et j’ai dĂ©jĂ  lancĂ© mon potager 2025.

Avec une contrainte de taille : on s’absente 5 semaines à partir du 1er mai pour un trip en Ecosse 🚐🏮󠁧󠁱󠁳󠁣󠁮󠁿

Il faut donc que je mette tout en terre avant le week-end prochain pour lancer tout ça et partir en croisant les doigts pour que les cieux soient favorables en mon absence.

Je ne suis pas trop inquiÚte : chaque année, je plante « trop » tÎt sans que ça pose vraiment problÚme, et la pluie du mois de mai fait le job.

Au pire, il faudra replanter Ă  mon retour, au mieux j’aurai dĂ©jĂ  des courgettes en arrivant 😜

Ce sera ma 4Úme saison « potagÚre », et le deuxiÚme potager conçu « from scratch ».

Une lasagne prĂ©parĂ©e l’étĂ© dernier avec une couche de carton recouverte de la terre des taupiers, du fumier des Ăąnesses de la voisine, du compost et des feuilles mortes, laissĂ©e couverte tout l’hiver sous des bĂąches.

J’ai commencĂ© Ă  en decompacter une partie  hier Ă  grands coups de grelinette — coucou les biceps en carton — et j’ai pu constater que cet empilement de matiĂšres organiques avait fait le job : ça grouille de vie lĂ  dessous đŸȘ±â€ïž

L’occasion de partager mon approche minimaliste et intuitive au potager.

🧠 Pour la prĂ©paration

J’ai lu un tas de bouquins, de sites, de groupes. J’ai observĂ© les pratiques des voisins. J’ai testĂ© des applications et des planificateurs


Mais ce qui m’a clairement le plus appris, c’est de faire, tester, observer, ajuster.

Ma prĂ©paration se rĂ©sume donc essentiellement Ă  un schĂ©ma rapide que je fais sur Freeform, et une liste des lĂ©gumes que je veux planter que je fournis Ă  ChatGPT pour qu’il me file un planning cohĂ©rent.

Il ne m’apprend pas grand chose mais me permet de structurer mes idĂ©es dans un format lisible et actionnable.

D’expĂ©rience, je sais que schĂ©ma de base est respectĂ© dans les grandes lignes mais que ça ne dure pas : Ă  la faveur d’une foire aux plants ou d’un voisin gĂ©nĂ©reux, je me retrouve toujours avec plus de trucs Ă  caser 😅

📝 Pour le suivi

Au dĂ©but de mes expĂ©rimentations potagĂšres, j’avais fait le vƓu pieux de tenir un suivi de tout ce que je fais, de noter les dates, la mĂ©tĂ©o, le poids des rĂ©coltes, de comparer les variĂ©tĂ©s, de faire des sĂ©lections de graines


Au final, ça ne marche pas.

J’ai beau ĂȘtre geek et psychorigide au boulot, j’ai envie de simplicitĂ© au jardin.

J’ai donc fait au plus simple : un calendrier dĂ©diĂ© dans lequel j’ajoute un Ă©vĂ©nement Ă  chaque fois que je plante ou commence Ă  rĂ©colter un truc, avec la photo de l’étiquette si c’est pertinent et parfois une note.

Ça me permet de faire une recherche sur un mot clĂ©s pour retrouver les dates de plantation et de rĂ©colte des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, Ă©ventuellement retrouver le nom de telle ou telle variĂ©tĂ© de tomates, de savoir Ă  quelle date j’ai vu la premiĂšre hirondelle, quand j’ai subi une attaque de limaces 🐌 ou quand le mildiou est apparu.

C’est pas parfait mais ça a le mĂ©rite d’ĂȘtre simple, mĂȘme si je loupe des trucs parce que non, je n’ai pas toujours mon tĂ©lĂ©phone dans la poche quand je jardine 😅

đŸȘCĂŽtĂ© outils

AprĂšs avoir achetĂ© les les classiques pelle, bĂȘche, pioche, rĂąteau et fourche, j’ai complĂ©tĂ© rapidement avec une binette — indispensable —, une griffe Ă  3 dents et trĂšs rĂ©cemment une grelinette dont l’usage intensif ce week-end me vaut quelques courbatures pas piquĂ©es des vers đŸ€Ș


 et pour le process ?

Y en a pas. Y a pas grand chose Ă  anticiper, pas grand chose Ă  automatiser, mĂȘme pas l’arrosage đŸ€Ł

S’il y’a bien un truc que j’ai appris au potager, c’est la patience et l’adaptation.

Tu plantes, tu observes, tu attends. Tu arroses quand les plants font la gueule, tu trouves des solutions pour ombrager quand la canicule frappe.

C’est pas toi qui dĂ©cide de ce que tu vas faire, quand et comment, c’est MĂšre Nature.

Et pour la control freak que je suis, c’est une leçon qui n’a pas de prix 😉

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