Je suis tombée à plusieurs reprises sur ce compteur, et je le publie ici plus à des fins de sauvegarde que de partage parce qu'il a beaucoup circulé sur la toile ces dernières semaines. Au delà du vertige des chiffres, je m'interroge grandement sur la valeur de cette "data" qui vient surcharger les serveurs, flooder le réseau, noyer nos timelines.
Aujourd'hui, je suis sur Twitter près de mille personnes, réparties en listes thématiques et, pour être franche, c'est une seule liste qui compte tout de même 150 personnes, que je suis avec assiduité. Idem sur Facebook, où je n'arrive pas à voir tous les statuts des gens qui me sont vraiment proches à moins de me concentrer sur la liste que j'y ai créée.
A l'heure où beaucoup d'entre nous, sensibilisés à l'écologie, tentent de consommer moins et mieux, je me sens tout à la fois actrice et spectatrice de cette course au contenu, où il faut produire toujours plus pour être vus, sans qu'il y ait vraiment une recherche de valeur. Des blogs se créent à seules fins de référencement de contenus thématiques, de nombreux supports reprennent à l'envi les infos du jour pour les re-diffuser sans y apporter le moindre éclairage supplémentaire, les twittos contribuent à le relayer sans fin.
Je plaide coupable, à ceux qui ne manqueront pas de me faire remarquer que je bloggue, tweete et facebooke, et pas qu'un peu.
Je me demande juste où s'arrêtera le phénomène, si un data-big-bang nous attend, un retour aux sources (plutôt qu'aux relais)...