On en parle partout, c'est la grande mode, ça n'aura échappé à personne : nous sommes dans l'ère de la création de liens, de l'authenticité, de la proximité.
Les marques sont désormais accessibles, et là où nos parents pouvaient tout juste envoyer un courrier à un service client (avec une preuve d'achat et le code barre découpé sur l'emballage du produit objet de la plainte), nous pouvons aujourd'hui interpeller les marques et, mieux encore, en attendre légitimement une réponse.
Youpi... (j'ai un peu de mal à être enthousiaste, vous m'excuserez de ce mauvais esprit).
Sans doute suis-je désabusée, mais j'ai quand même l'impression d'un grand foutage de g....e. Je ne dis pas que toutes les marques sont à mettre dans le même panier, ni que tout cela ne part pas d'une très bonne intention. L'empowerment de l'utilisateur, le crowd-sourcing, autant de concepts qui apportent de la richesse aux marques qui savent le mettre en oeuvre.
Sauf qu'à voir fleurir les pages Facebook utilisées pour diffuser des opé de comm', les comptes Twitter qui relaient des communiqués de presse, je m'interroge sur la réalité de la démarche au sein des entreprises.
Les marques qui investissent les médias sociaux ont elle instauré, en interne, une politique d'entreprise qui sensibilise les salariés à la démarche sociale globale ? Y a t'il une véritable recherche de proximité et d'authenticité ?
Ou s'agit-il de story-telling, de 'social washing', tout comme on a vu fleurir ces dernières années le 'vernis écologique' ?
J'aurais tendance à privilégier cette seconde option. Reste à savoir à présent combien de temps le vernis social tiendra avant de s'écailler.